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E.A.S. Tome I : L'infâme Toléco

Ajouté le vendredi 4 mars 2016 à 12h36


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Chapitre 9 : L'unité Sol

- Allô, Kal ? Ici Linus, j'apporte des nouvelles !
- Je t'écoute, répondit ce dernier en s'asseyant sur une branche d'arbre à côté de VJL.
- J'ai localisé KNW. Tu ne vas pas me croire… Il est en Lunavie !
- Où ça ? intervint VJL.
- La Lunavie est une contrée située à plusieurs kilomètres d'ici, lui répondit Kal. Mais que fait KNW là-bas ?
- Il a dû être ramassé par un Lunave, je ne vois que ça… Y en avait-il un à bord ?

Kal blêmit. Il se souvint de l'intervention du mafieux Hector Lizardon en hélicoptère durant le naufrage, qu'il connaissait que trop bien ces dernières années. S'il y avait quelqu'un de Lunave à bord, c'était lui…

- Hector Lizardon… lâcha-t-il lentement.
- Comment ? s'étonna VJL. Hector ? Tu en es sûr ?
- J'ai détecté un héliport au nord de votre position, intervint Linus. Je vous guide par radio, le temps presse !
- Oui. Viens VJL, je t'expliquerai en route.

Ils coururent à travers la forêt en suivant les indications fournies par Linus et tombèrent sur une zone surélevée où était stationné un hélicoptère.

- Que fait un hélicoptère ici, au milieu de nulle part ? s'insurgea VJL tout en continuant de courir.
- Aucune idée, cette île n'est pas si loin que ça de Terona, il est possible que cet engin leur appartienne, répondit Kal pas très convaincu par son explication.
- Hin hin hin… Oui, prenez cet hélicoptère… C'est une bonne idée… se réjouit la même voix métallique qui continuait de les épier.

Ils ouvrirent les portes de l'engin qui n'était visiblement pas verrouillé et s'installèrent, Kal au pilotage. Il changea la fréquence radio de l'appareil pour garder un contact avec Linus.

- Nous sommes dans l'hélico, affirma Kal.
- Très bien, fit Linus. Je vous envoie la trajectoire. Au vu de la distance, cela devrait vous prendre environ quatre heures.
- Quoi ? Tant que ça ? s'exclama VJL. C'est long !
- Raison de plus pour décoller maintenant, intervint l'homme au bandana en actionnant une manette. Go !

L'engin prit peu à peu de l'altitude puis embraya en direction de la Lunavie. La mer s'étendait à perte de vue à travers les vitres de l'appareil. Heureusement que ce Linus était là. Sans lui, jamais il n'aurait pu retrouver la trace de KNW…

- Merci, Linus déclara VJL à la radio.
- De rien. Kal et moi sommes là pour vous aider.
- Ouais, et de notre plein gré, ajouta Kal.
- Pardon ? sursauta VJL. Vous voulez dire que personne ne vous dirige ?
- Hé, ça fait deux ans que le Pater est mort, les Masters c'est du passé. Maintenant on agit seuls.
- Oui, compléta l'interlocuteur. Je me nomme Linus Freeman, je suis un développeur informatique et un ingénieur en robotique. Nous nous sommes connus il y a un an et demi, lorsque je développais une arme sous la menace de Lizardon. Kal m'a aidé, et depuis mes connaissances techniques lui sont…

Une secousse se fit sentir, suivi d'un bruit de métaux qui s'entrechoquent à l'arrière. VJL se retourna mais ne vit rien d'autre que le fond de l'hélicoptère, juste derrière eux.

- Qu'est-ce que c'était ? questionna l'agent vert.
- Ça doit venir du compartiment arrière.
- Hein ?
- Ce sont des hélicos de transport, je suis sûr qu'il y en a un, même minuscule.

VJL se leva puis examina le mur. Il dénicha une poignée puis ouvrit. En effet, il y avait une toute petite pièce secrète avec des caisses empilées, très sombre.

- Je ne vois rien d'anormal, affirma-t-il.

Alors lorsqu'il voulut refermer, quelque chose attira son regard. Un objet rectangulaire fait de métal venait de bouger dans un coin. L'objet agitait un tuyau avec un œil au bout. Lorsqu'il croisa celui de VJL, il s'activa. La caisse de métal se souleva à l'aide de tuyaux puis un disque sortit sur le côté, au bout d'un bras. Le robot avança et le disque se mit à tournoyer à toute vitesse.

- Merde ! s'exclama VJL en reculant. Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
- Quoi donc ? demanda Kal sans détourner les yeux de ses écrans de contrôle.

L'engin fonça droit devant mais VJL l'esquiva. La scie circulaire se planta dans le mur et commença à découper les parois. L'agent craignit que l'engin ne déchiquette l'hélico et dût réfléchir très vite. Il s'enferma à l'arrière pour empêcher le robot d'atteindre les commandes mais se retrouva plongé dans l'obscurité. L'engin métallique émit une faible lumière qui permit à son adversaire de le localiser. Il se plaqua contre un mur et laissa l'appareil s'approcher. Il esquiva au tour dernier moment et la scie s'encastra dans le mur, provoquant une brèche et éclairant la pièce.

- Qu'est-ce que vous voulez ? demanda-t-il à l’œil, Galvan 17 braqué sur l'engin.

Mais le robot tenta de dégager la scie qui s'était retrouvée bloquée dans le mur. VJL profita de cette occasion pour donner un coup de pied dans l'engin, celui-ci se délogea et passa en extérieur, s'accrochant aux parois. L'agent exposa sa tête à l'espace aérien et braqua de nouveau l'engin.

- Dernière chance, lança-t-il, doigt rivé sur la détente.

L'objet ne répondit toujours pas et retenta une offensive à la scie mais VJL tira, ce qui fit perdre l'équilibre au robot, le faisant choir en pleine mer, s'écrasant à sa surface.

Il reprit sa place à côté du pilote et soupira un bon coup.

- Qu'est-ce que c'était ? questionna Kal, inquiet. Tu as l'air tout pâle…
- Y avait un drôle de robot à l'arrière, avec un œil qui me fixait et une scie circulaire…
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?
- Quelqu'un devait contrôler la machine à distance, mais j'ai réussi à nous en débarrasser…
- Y avait-il un signe distinctif sur le robot ? demanda la voix de Linus.
- J'ai pas bien vu, on était dans l'obscurité et tout s'est passé très vite…

Ils restèrent silencieux pendant encore un moment. Kal réfléchit à l'identité du propriétaire du robot en pilotant, guidé par les indications de son ami Linus. VJL se remettait tranquillement de ses émotions et pensait à KNW. Allait-il bien ? Etait-il encore en vie seulement ? Il espérait avoir rapidement les réponses à ses questions.

Burnash s'était amusée plusieurs fois à le questionner et à lui brûler une autre partie du corps à chaque silence de sa part. L'agent souffrait, mais au bout de quelques séances il n'avait toujours pas craqué. Il ne voulait pas être responsable d'une guerre, et encore moins jouer les espions pour un camp qu'il n'avait pas cautionné. Mais que faisait VJL, bon sang ?

- Allô, major Alonzo ? fit le garde pour la énième fois. Je viens encore une fois au rapport. Toujours rien à signaler.
- Merci. A dans dix minutes, répondit le major de sa petite voix.

Alonzo raccrocha. Il se situait dans la cour de la base, une étendue grillagée de tous côtés au sol cimenté avec divers bâtiments par-ci par-là et une poignée de véhicules en tout genre ainsi que quelques containers. L'endroit était plutôt vaste et il était facile de s'y perdre.

Il avait l'air d'un homme efféminé aux cheveux bruns et coiffé d'une casquette d'officier, affichant un air sûr de lui. Son uniforme vert était assorti à la zone, à cheval entre celui de la colonelle et celui des simples soldats. Il était chargé par leur supérieure de recueillir les rapports de son subordonné gardant le prisonnier. S'il n'avait pas de rapport, sa mission serait de donner l'alerte rouge, précipitant ainsi tous les soldats dans la zone des cellules.

VJL et Kal avaient fini par se poser dans une aire sécurisée non loin de là et s'étaient postés sous un véhicule blindé à quelques mètres du major Alonzo. Les informations de Linus avaient été fort utiles, grâce à elles ils étaient entrés sans problèmes et avaient repéré le bâtiment gardant les prisonniers. Ils en avaient vite conclu que ce major était la meilleure voie pour s'infiltrer à l'intérieur, où la sécurité devait être des plus serrées.

- Le meilleur moyen de s'infiltrer, proposa Kal, c'est de se faire passer pour Alonzo.
- Ça, je m'en charge, fit VJL.
- D'accord, je vais l'endormir avec mon arme, je te laisse faire le reste. Je t'attendrai ici.

Kal attendit que le major Alonzo passe dans un angle mort pour lui injecter du tranquillisant avec son arme. Une fois ceci fait, VJL longea les murs puis se saisit du corps pour revêtir ses vêtements et sa casquette, et le dissimula à l'arrière d'un camion, derrière ce qui semblait être une caisse d'armes.

- Ce n'est pas très convaincant, fit-il. Mais de dos ça devrait passer.

Il entra dans le bâtiment qu'il avait identifié comme étant la prison, tête baissée, et trouva rapidement les cellules.

- Garde ! Je dois parler au prisonnier, je vous somme d'ouvrir la porte et de nous laisser tranquilles ! ordonna VJL, évitant de regarder le garde de face pour ne pas dévoiler son visage.
- Bien, major, répondit ce dernier sans discuter.

Il sortit ses clés de sa poche et ouvrit la cellule de KNW puis se retira sans ajouter un mot. VJL se montra devant un KNW affaibli et visiblement méfiant.

- Qui êtes-vous ? Et que me voulez-vous ? fit ce dernier, assis sur un vieux matelas dans un angle.

Il s'approcha de KNW et remarqua la caméra. Impossible de se dévoiler dans ces conditions, il devait très vite trouver un moyen de communiquer sans éveiller les soupçons. Après avoir rapidement analysé la structure de la pièce, il s'assit à terre, dos au mur et à la caméra, et releva légèrement sa casquette devant KNW qui le reconnut aussitôt, affichant un sourire qu'il refréna immédiatement en jetant un œil en direction de la caméra.

Mais des lourds bruits de pas résonnants se firent entendre dans le couloir, accompagnés des cris d'un homme suffoquant. Burnash vint se présenter devant les barreaux, empoignant par le cou le garde de la cellule dont les jambes remuaient dans le vide.

- Vous n'aviez pas vu que c'était un intrus, crétin ? hurla la colonelle à l'intention de son sous-fifre.
- N… Non ! gémit ce dernier. Pardon colonelle !
- Pardon ? vociféra cette dernière. Imbécile... MEURS !

Sans plus attendre, les vêtements du garde prirent feu au niveau de la main de Burnash qui le lâcha aussitôt. Le garde se débattit en tentant d'enlever sa cagoule mais ne réussit qu'à propager l'incendie sur tout son corps. Hurlant de douleur et de désespoir, il finit par tomber à terre, inerte et sans un cri.

- A toi maintenant, fit la colonelle en se dirigeant vers VJL.

Ce dernier avait compris qu'elle n'était pas dupe de la supercherie et se demanda comment il allait rivaliser. Ayant laissé son équipement à Kal, il n'avait aucun moyen de se défendre et craignait que sa vie soit abrégée, à la manière du garde de la cellule de son cousin.

Il se saisit de l'arme de poing du major en quatrième vitesse mais fut pris de cours par son adversaire qui en sortit une de sous sa manche droite, beaucoup plus imposante, et la braqua en direction de VJL. Ce dernier se prépara à se défendre mais la colonelle dévia l'arme pour viser les jambes de KNW, et tira. Un seul coup suffit pour que VJL fonce, faisant tomber l'arme. Mais Burnash l'envoya valser contre le mur d'un seul coup de poing en deux secondes, faisant perdre connaissance à l'agent vert.

Lorsqu'il rouvrit les yeux, il fut frappé par une violente douleur au crâne, du côté gauche, l'empêchant de se concentrer. Il se souvint d'avoir tenté de sauver KNW, et d'avoir échoué… Cela le mettait dans une rage folle qui lui permit d'émerger malgré les maux de tête permanents qui le lançaient.

Il était pendu au plafond par les poignets au centre d'une grande pièce rectangulaire aux murs à moitié carbonisés, Burnash se tenait devant lui avec un sourire satisfait de sadisme. En le voyant, la colère de ce dernier s'accrut, et il s'agita dans le but de se décrocher mais ne réussit qu'à se tordre les poignets.

- Tu es un dur, tu sais, cracha la colonelle Burnash. Mais j'en ai maté des plus gros que toi. Tu plieras, comme les autres.

La rage de VJL s'intensifia encore, faisant palpiter ses tempes et rendant son visage aussi rouge que l'hématome provoqué par celle qui était déjà devenue une de ses pires ennemies.

Deux hommes entrèrent par la porte du fond : un scientifique blond aux grosses lunettes et blouse blanche couverte de sang et de seringues diverses, et un jeune d'à peine vingt ans brun, coiffé d'un béret et simplement vêtu d'un t-shirt ample et d'un pantalon mou, mais avec un colt Punish dans un holster à sa ceinture.

- Je te présente Saturne, notre scientifique qui travaille sur la douleur, et Toléco Junior, le disciple de notre nouvelle recrue.
- T… Toléco ? fit VJL surpris en regardant le jeune homme. Comme…
- Oui. Toléco est mon professeur, répondit-il l'air hargneux, main sur son arme.

Saturne s'avança lentement vers le prisonnier, lui présentant un flacon rempli de petits insectes.

- Ce sont mes derniers hybrides, présenta-t-il à l'intention de sa colonelle. Ils sont conçus pour attaquer uniquement les corps recouverts de cette substance qui a déjà été répandue sur son corps.

Il montra un petit tube à essai dans une poche de sa blouse.

- Ils ne font qu'engendrer une atroce douleur, ajouta-t-il en regardant VJL. Ils ne provoquent aucune blessure physique ni maladie, ils font simplement mal.
- Bravo Saturne, répondit Burnash en se réjouissant et en fixant l'agent vert. Tu sais maintenant à quoi t'en tenir si tu résistes.

Elle se retourna et se mit à marcher lentement en faisant le tour de la pièce, décrivant un cercle autour de son otage.

- Je suis la colonelle Burnash, dirigeante de cette base de Lunavie. Le scientifique que tu vois là fait partie de l'unité Sol, avec qui je collabore pour faire régner l'ordre sur cette terre. Et avec de nouvelles recrues comme Toléco Jr, nous écraserons le Kanovia !

La réaction de VJL fut à peu près la même que celle de KNW, il avait compris qu'il était question d'une guerre entre le Kanovia et la Lunavie et trouvait cela ridicule. Pourquoi avaient-ils été impliqués dans ce conflit ? Les ennuis avaient commencé dès l'île d'Andria et les événements s'étaient enchaînés très vite, complexifiant la situation à mesure que le temps avançait.

Arrêter le Kanovia c'était une chose, mais arrêter une guerre entre deux armées à eux deux relevait du miracle, même accompagnés de l'Alter Kal.

- Je veux tout savoir sur votre passage au Kanovia, ordonna Burnash, yeux dans ceux de VJL. Si je n'ai pas de réponse d'ici dix minutes, Saturne libérera ses insectes et ta douleur n'aura d'égale que ma jubilation.

L'agent resta silencieux, il n'était pas question de plier, peu importe ce qu'il aurait à endurer. Les secondes passèrent à un rythme extrêmement lent, les insectes dans le bocal s'agitèrent en tous sens, comme s'ils espéraient faire sauter le bouchon en dansant ainsi.

Toléco Jr se saisit se son colt et le fit tournoyer dans sa main droite, pour ensuite le lancer et faire de même avec la gauche. Il affichait un sourire narquois envers VJL, lui montrant ainsi sa domination. Ce dernier serra les dents, conscient qu'il allait bientôt passer un sale moment.

- Le temps est écoulé, fit Burnash en direction de Saturne.

Ce dernier s'approcha de VJL et dévissa le couvercle. Aussitôt retiré, les insectes se collèrent sur son corps comme des aimants. L'agent hurla instantanément de douleur, s'agitant dans tous les sens, obligeant les bourreaux à reculer.

Tout son corps fut touché, et dans son cerveau tous les signaux d'alarme s'activèrent, l'empêchant de se focaliser sur quoi que ce soit. Sa vue se troubla et son ouïe se brouilla au fur et à mesure que les minutes passèrent. il était entré dans une sorte de démence, le faisant sombrer peu à peu.

Il était seul dans un couloir de la base empli de gardes, fusils braqués dans sa direction. Lui n'avait qu'un simple flingue pour se défendre.

- Contre une bande d'abrutis telle que vous ça devrait être facile. Toi, suicide-toi.

Le garde qu'il pointa du doigt se trancha la gorge avec son couteau de survie, tombant à côté d'un de ses collègues que VJL visa sans trembler.

- Tu veux une photo souvenir ?

Le garde regarda l'arme comme s'il était réellement convaincu qu'il s'agissait d'un appareil photo, puis pris une pose aussi grotesque qu'inattendue.

VJL le tua à son tour, sans vergogne. L'agent se mit à rire et apprécia la situation de domination dans laquelle il se trouvait. Mais il déchanta très vite lorsque les soldats fusionnèrent pour former une version zombie de la colonelle Burnash.

- TU VAS MOURIR, SALE PETIT MERDEUX ! vociféra la colonelle zombie en écho.

Il se réveilla sur un matelas, enfermé lui aussi dans une cellule, en face de KNW. Ses douleurs s'étaient calmées mais sa tête était encore embrumée, il n'avait plus vraiment conscience de ce qu'il se passait. Qu'avait fabriqué ce scientifique avec ses insectes ? Les Lunaves étaient plus fous encore que les Kanoviens, il fallait quitter cet endroit au plus vite, et trouver un moyen de contacter Jessie Meiyun. La situation devenait réellement ingérable.

- Colonelle Burnash ? demanda un nouveau garde assigné aux cellules, à travers sa radio.
- Oui ? répondit-elle.
- Le prisonnier vert s'est réveillé, le bleu lui est toujours tranquille dans son lit.
- Très bien. J'arrive dans une petite quinzaine de minutes, acheva la femme.

VJL s'approcha des barreaux et put constater que KNW était assis sur son lit, pensif, dans la cellule d'en face. Apparemment il n'avait pas été blessé ou que superficiellement.

- Hein ? s'interloqua le garde, fusil braqué dans une direction du couloir.

Un robot identique à celui que VJL avait croisé dans l'hélicoptère se montra. L’œil tourna dans diverses directions, observant respectivement les deux agents. Puis, il fit tourner sa scie circulaire devant lui et s'approcha du garde, lançant une salve qui n'eut absolument aucun effet.

La scie toucha le garde en plein ventre, tranchant son estomac en projetant une gerbe de sang tout autour. Il ne put hurler que quelques secondes, avant de rendre l'âme et de s'effondrer à côté de l'engin qui en profita pour ranger la scie et sortir le bras mécanique. Avec la clé trouvée dans une poche du garde, il ouvrit les deux cellules.

- Qu'est-ce que ça veut dire ? s'interrogea KNW qui s'était levé pour voir quel était ce chahut.
- Qu'on est libres ! Viens !

Ils n'hésitèrent pas une seconde et coururent, KNW guidé par VJL qui connaissait déjà à peu près l'endroit, suivis par le robot en acier. Mais au bout de quelques minutes, l'alarme retentit dans toute la base.

- ALERTE ROUGE ! A tous les membres du personnel, rendez-vous immédiatement près de la zone C-24, nos prisonniers se sont évadés. Renforcez au maximum la sécurité ! Nous répétons…

La colonelle Burnash devint écarlate, sa rage était telle que quiconque se dresserait sur son chemin finirait rôti en une demi-seconde.

- Hoska, le tank Pulsar est-il prêt ?
- Pas encore ma colonelle, répondit un homme avec un monocle et une blouse blanche qui était en train d'assembler deux pièces.
- Et bien magne !
- Bien, ma colonelle.

Elle fit demi-tour sans en attendre davantage et décida d'aller elle-même à leur rencontre, fracassant quelques soldats au passage sans se soucier de leur état de santé. Elle ne contrôlait plus rien, seule l'élimination immédiate de ses ennemis importait.

Ils étaient là, cachés entre deux camions, en train de s'équiper de dispositifs de récupération Fulton qu'ils avaient probablement volés. Ce système permettait via un harnais relié par un câble à un ballon auto gonflant de s'élever très rapidement à une haute altitude dans les airs. Il suffisait ensuite qu'un engin volant passe à proximité afin de les extraire. L'inconvénient, c'est qu'il fallait prévoir du temps pour tout préparer, et surtout que quelqu'un soit posté pour les récupérer.

Lorsqu'ils virent Burnash accompagnée d'une troupe de soldats prêts à tirer, VJL venait tout juste de s'équiper. Pris au piège, ils lancèrent tout de même l'extraction, KNW solidement accroché à son acolyte. Ils se retrouvèrent propulsés haut dans les airs au bout de quelques microsecondes, soutenus uniquement par le ballon qui flottait au dessus de leurs têtes.

- Mais tu es fou ?! fit un KNW aussi blanc qu'un fantôme, fermement accroché à son cousin.
- On n'avait pas le choix, figure-toi ! De cette hauteur, ils ne pourront pas nous atteindre.
- Génial. Et s'ils envoient des avions ou des hélicos ?
- Je fais confiance à l'Alter Kal.
- Quoi ? Il est avec toi ?
- Oui, il était sur le navire et…
- Je m'en souviens, coupa KNW. J'espère qu'il va vite venir !

Le sol paraissait tout petit à cette distance, et ils purent apprécier la géographie de la zone. Ils attendirent là de longues minutes, le vent les poussant de plus en plus hors des limites de la base. Mais lorsqu'une violente détonation retentit au loin, le ballon explosa, laissant les deux fugitifs en chute libre.

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