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E.A.S. Tome I : L'infâme Toléco

Ajouté le vendredi 19 février 2016 à 16h01


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Chapitre 7 : Désespoir

Un gigantesque navire d'approvisionnement entièrement fabriqué de métal était amarré au port de Terona, sur la partie ouest de l'île. Quelques soldats firent de nombreux allers-retours depuis la passerelle de bois jusqu'aux entrepôts afin de charger le navire pour un voyage, sans doute allaient-il chercher de la nourriture ou des armes sur la terre ferme.

- On va où ? fit l'un des gardes qui venait de déposer une caisse sur le pont du navire.
- Tu as déjà oublié ? fit un autre qui l'imita. Nous allons au Kanovia, sur le continent.
- Et les boss ne nous accompagnent pas ?
- Non ils ont du travail ici, il y a des intrus et ce ninja… En plus un de nos anciens patrons a trahi, c'est une situation difficile…
- Je vois… Pas facile en effet… Hum ?

Il se figea, debout sur la passerelle de bois. Il avait senti un courant d'air passer sur son flanc droit. L'espace d'un instant, il aurait juré sentir la présence de quelqu'un. Avait-il rêvé ? Sans doute s'agissait-il de la fatigue due aux événements récents. Mais une goutte d'eau qu'il reçut sur l'épaule le fit sortir de ses pensées.

- Tiens ? On dirait qu'on va avoir droit à de la pluie, aujourd'hui…
- J'espère que non, j'aimerais bien que la traversée s'effectue sans accroc… Je tiens à la vie, moi ! fit-il en riant.
- Oh ne t'en fais pas. Notre capitaine Iruka est un des meilleurs de tout le continent Kanovien ! Je suis sûr qu'il n'y a rien à craindre.

Sur le navire, caché derrière une cheminée, un personnage complètement androgyne, brun, coiffé d'un bandana violet et vêtu d'une combinaison moulante bleue apparut soudain. Il se saisit de sa radio et la porta à son oreille.

- Ici Kal. Linus, est-ce que tu me reçois ? fit-il d'une voix rauque.
- Cinq sur cinq, répondit d'une voix douce le dénommé Linus. Quelle est ta situation ?
- Je suis sur le pont du navire. Le soleil s'est levé et la pluie commence à s'inviter.
- Super ! T'es toujours sûr de vouloir détourner le navire ? fit l'interlocuteur d'une voix dubitative.
- Tu préférerais que je le coule ? Je sais que c'est pas très réglo, mais c'est pour la bonne cause.
- Mouais… répondit l'autre, pas très convaincu. Je te fais confiance. Mais n'oublie pas d'assurer ta sécurité !
- J'y songerai, acheva-t-il en laissant s'échapper un petit rire avant de raccrocher.

Depuis le toit du bâtiment principal de Terona, KNW et VJL observèrent l'embarquement, tout en scrutant les alentours à l'aide de jumelles dans le but de retrouver la trace de Jin, leur ami disparu. Leur dernière conversation avait été avortée et ils avaient jugé que chercher depuis le toit pouvait être un bon début. Mais cela faisait déjà plus d'une heure qu'ils scrutaient les environs, en vain.

- Dis KNW, tu crois pas qu'on pourrait abandonner ?
- Non, on va le trouver, je le sens ! fit ce dernier, larmes aux yeux.

VJL soupira. Lui aussi s'était attaché à Jin mais ce n'était pas en agissant ainsi qu'ils le sauveraient. Il était peut-être même déjà trop tard.

En réalité, KNW ne pensait plus réellement à la mission. Tout ça le dépassait. Certes ils avaient déjà vécu une situation similaire quatre ans auparavant avec le Pater, mais ils avaient à disposition un mentor efficace. Là, ils devaient prendre des décisions et penser par eux-mêmes. Et sur le terrain en situation de crise, c'était beaucoup plus difficile. Fichue première mission officielle… Et encore, ça n'avait plus rien d'officiel depuis qu'ils avaient compris que c'était Meric qui les avait manipulés.

Ils commençaient à être trempés à cause de la pluie, et la lumière grandissante pourrait les rendre facilement repérables d'ici peu.

- Allons-nous en, KNW… soupira VJL.
- D'accord… se résigna ce dernier.

Ils se dirigèrent vers l'ascenseur du toit lorsque la cheminée du navire sonna le départ. La passerelle fut enlevée et un homme passa à ce moment précis, puis sauta sur le navire.

- Toléco ! fit VJL qui avait instantanément reconnu l'individu.
- Hein ? Que fait-il sur le bateau ?
- J'en sais rien mais il était avec Jin au moment de notre conversation.

Le navire se mit en marche, et longea l'île. Par chance, il devait passer au niveau du bâtiment central avant de prendre le large.

- On va sauter, viens. entama VJL.
- Quoi ? répondit KNW, surpris.
- On n'a pas le temps de réfléchir… Mais dis-toi bien que si Toléco s'invite comme passager clandestin sur ce navire, ce n'est pas pour y organiser des soirées ! Il a certainement quelque chose en tête !

KNW hésita une seconde.

- Ouais. Je te fais confiance.
- Merci, répondit VJL en lui adressant un sourire.

Ils restèrent là durant quelques minutes, trempés jusqu'aux os. Mais lorsque le navire passa à leur niveau, ils sautèrent en même temps sur le pont, en terminant leur chute par une magnifique roulade synchronisée.

- Ça va, KNW ? demanda VJL, se redressant et allant vers son cousin.
- Ouais, j'ai connu pire, répondit-il en se massant les genoux.

Ils avancèrent discrètement pour tenter de retrouver la trace du vieil homme mais ils ne tombèrent que sur quelques gardes, visiblement détendus. L'île de Terona s'éloigna de plus en plus pour finir par n'être plus qu'un vulgaire point à l'horizon en dessous du soleil.

Ils finirent par le retrouver quelques instants plus tard, toquant à la porte de la cabine du capitaine. Ce dernier lui ouvrit avec un sourire. C'était un homme chauve, d'une quarantaine d'années, vêtu d'une tenue formelle de capitaine, et coiffée d'une casquette assortie.

- Que me voulez-vous ? demanda-t-il en remarquant le moignon au bras droit de son interlocuteur.
- Bonjour. Capitaine Iruka, je présume ?
- Bonjour. Oui, tout à fait. De quoi s'agit-il ?
- J'ai une lettre privée pour vous. Mais pouvons-nous parler à l'intérieur ?
- Je vous en prie, fit le capitaine en l'invitant à entrer.

Les deux hommes s'enfermèrent à l'intérieur. Les agents sceptiques se demandèrent quel pouvait bien être le plan de Toléco, puis s'accroupirent au pied d'une fenêtre pour espionner leur conversation.

- Qui peut bien m'écrire ? lui demanda le capitaine en tripotant une série de boutons sur un tableau de bord qui était sans doute d'une grande complexité.
- C'est un rapport officiel du parlement Kanovien. Ils viennent de vous octroyer une promotion.
- Oh c'est vrai ? fit l'homme en regardant attentivement l'un des multiples écrans. Vous m'en voyez flatté.
- Moi aussi, mentit-il en esquissant un sourire.
- Je vous en prie, déposez-là sur la table derrière moi. Vous comprendrez que je n'ai pas le temps de la lire pour le moment.
- Bien sûr, fit Toléco en se dirigeant vers le petit meuble en bois au centre de la pièce.

S'ensuit un silence durant lequel l'homme aux santiags resta devant la table, dos au capitaine. Bien évidemment, il n'avait aucune lettre à lui remettre. KNW et VJL étaient de plus en plus inquiets. Ils se doutaient que quelque chose de mauvais se tramait.

- Qu'avez-vous eu au bras ? demanda le capitaine d'un air curieux. Vous avez eu des ennuis récemment ?
- Oui, en effet, fit Toléco en posant sa main valide sur son holster.
- Des gens qui en veulent à votre vie ? poursuivit l'autre sans décrocher de son tableau de bord.
- Vous avez deviné juste, répondit-il visage fermé, en dégainant lentement.

Le regard de Toléco fixait l'extérieur par la fenêtre sous laquelle étaient cachés les agents, les obligeant à se mettre à couvert.

- Ce n'est pas facile, poursuivit le capitaine, mais vous avez raison de vous accrocher à la vie. Elle est si précieuse…
- Je suis d'accord, et vous devriez faire de même, avait-il sorti lentement, en pointant son arme dans la direction du crâne de l'autre homme.

Le capitaine ne répondit pas. Il sembla d'abord ne pas comprendre puis, comme perturbé, lâcha son clavier et se retourna. Son visage devint blême lorsqu'il vit le canon d'un colt Punish 2 pointé dans sa direction.

- Mais… Pourquoi… Qui êtes-vous ?! couina-t-il, terrorisé.
- On me nomme Toléco, ancien membre des Hadnacks. Désormais je roule avec un certain Hector Lizardon.
- Hec… Non… Le mafieux ? répondit-il, tremblant de la tête aux pieds.

Toléco s'approcha de sa cible, bras gauche tendu droit devant lui, sans trembler. Le doigt rivé sur la détente, il arborait une expression déterminée. Il semblait que rien ne pouvait lui échapper, que la situation était toute entière sous son contrôle.

Les deux agents observèrent, que pouvaient-ils faire ? S'ils tiraient, ils seraient forcément repérés, et tout le navire tenterait de les chasser. Mais s'ils n'agissaient pas, le capitaine allait mourir. VJL ne réfléchit pas plus longtemps, il sortit son arme, recula et visa, espérant que la balle traverserait le carreau pour achever l'homme, d'un seul coup.

Mais l'avenir en avait décidé autrement, et une détonation retentit à l'intérieur de la cabine, faisant s'écrouler le capitaine, la tête en sang sur le tableau de bord, complètement grillé. Toléco sauta rapidement par une autre fenêtre et disparut telle une ombre, laissant VJL sans voix. Il avait essayé, pourtant.

- Hé, c'était quoi ça ? fit un garde aux aguets.
- La cabine du capitaine ! fit un autre complètement paniqué.

Le pont complètement trempé et les remous du navire empêchaient toute course, c'est donc en rampant que les deux agents tentèrent de trouver une autre cachette pour échapper à leurs ennemis, mais un hélicoptère attira leur attention.

- KNW ! VJL ! Je sais que vous êtes là ! avait hurlé une voix venant de l'appareil.
- Mais c'est pas vrai, fit KNW dépité.
- Ma fille Melinda a un cadeau pour vous !

A plat ventre derrière une cheminée du navire, ils se regardèrent surpris, sans comprendre un traître mot de ce que racontait la personne dans l'engin volant.

- De la part d'Hector et Melinda Lizardon ! fit la voix, avant de lancer un parachute dans le vide et de disparaître au large.
- Mais… Il s'en va ? C'est quoi ce bordel ? fit un VJL excédé.

Le parachute contenait un sac qui faillit atterrir dans la mer mais les agents arrivèrent tout de même à le récupérer et à l'ouvrir. Les yeux de VJL virent instantanément rouge, et KNW fut pris de nausées accentuées par le tangage du navire. Ces salauds avaient osé, ils s'étaient moqués d'eux. Ils leur avaient livré un cadavre, pourri de sang encore frais par endroits. Ils reconnurent aussitôt la pâleur du visage et la mèche de cheveux entre les deux yeux : c'était le cadavre de Jin.

KNW s'accrocha à la rambarde pour rendre son dernier repas, et VJL déchaîna toute sa fureur dans une pauvre cheminée à coups de pieds frénétiques. Les deux agents se sentaient impuissants, humiliés, et terriblement frustrés. La pluie diluvienne qui s'abattait désormais n'arrangea rien à leur humeur.

- Linus ? fit Kal, caché derrière une cheminée non loin des agents.
- Oui ? répondit l'interlocuteur.
- Toléco s'est infiltré et a eu le capitaine, le navire erre désormais sans guidage.
- Quoi ? s'insurgea Linus inquiet. Kal, il faut vite que tu t'en ailles d'ici !
- Je sais bien, mais figure-toi que les enfants du Pater sont à bord, et je redoute une attaque de Hadnack…
- Je pense que tu dois te montrer, trouve un moyen de les aider avant l'offensive !
- J'aimerais autant pas… soupira Kal. Me dévoiler à eux c'est me dévoiler à Hadnack… Et à Toléco même si lui c'est déjà fait.

Il y eut un silence de quelques secondes.

- Je comprends, mais je pense que…

Ce que Kal redoutait se produisit : un point se dessina à l'horizon puis grossit de plus en plus pour devenir un appareil meurtrier. Les Hadnacks passèrent à l'attaque avec un avion de chasse plus performant encore que celui que les agents avaient croisé.

- Bon sang ! hurla Kal, C'est l'Eagle 5 ! Écoute, Linus. Je te rappelle plus tard !

L'avion de chasse avança vers le navire dans un sifflement atroce. La carrure de l'appareil n'avait d'égal que son équipement : lance-missiles Magma 2 sous les ailes, et mitrailleuses Big-Motor 6 au niveau du nez. S'il passait à l'offensive, le navire sombrerait en quelques secondes.

- KAL ! TOLECO ! KNW ! VJL ! rugit la voix de l'Alter Den depuis l'appareil. Mon engin va vous réduire en poussière ! Je serai débarrassé de vous tous en même temps ! Feu !

KNW et VJL se redressèrent et coururent le plus vite possible, il n'était plus question de discrétion. La frappe toucha la poupe du navire, ce qui eut pour effet non seulement de surélever la proue et de les déstabiliser, mais également de créer un début d'incendie. Le personnel de bord courait dans tous les sens à la recherche d'une solution. Iruka étant mort, ce fut rapidement la panique à bord.

- Le capitaine est mort, fit un garde qui aida un collègue à se relever. Y a-t-il de quoi nous défendre à bord ?
- Il y a bien des fusils d'assaut, mais rien de comparable à ça !

La pluie torrentielle parvint rapidement à contenir l'incendie, mais les soldats continuaient toujours de courir dans tous les sens, comme pour chercher à s'envoler le plus loin possible.

- Et la radio ?
- L'assassin du capitaine a détraqué le moteur principal, nous sommes presque à court d'…

Mais une deuxième attaque frappa l'endroit même où se trouvaient ces deux soldats, perçant la coque à cet emplacement. Aidée par une condition météorologique désastreuse, l'eau commença à s'infiltrer.

- Linus, ça devient critique. La combinaison delta a cessé de fonctionner !
- C'est pas grave Kal, je doute que te rendre invisible soit utile dans ces conditions.
- Ouais, mais…

Les salves continuèrent. Tantôt des tirs de mitrailleuse tuant plusieurs soldats, tantôt des missiles perçant la coque et fragilisant toute l'installation. La poupe fut de nouveau visée, faisant se lever la proue à quarante-cinq degrés par rapport au niveau de la mer. KNW s'était accroché à un poteau de la rambarde et maintenait fermement VJL.

- Ne me lâche pas, cousin ! hurla VJL qui tentait de remonter le pont en pente.

Mais la proue devenant trop lourde, le navire commença à se fissurer en plein milieu du pont, favorisant l'infiltration d'eau. Tout ce poids fit craquer la proue qui chuta lourdement sur l'eau, séparant pratiquement le navire en deux.

La rambarde tenait bon, mais VJL avait désormais les jambes ballottant dans le vide. Les poignets solidement attachés l'un à l'autre glissèrent à cause de la sueur, mais l'adrénaline leur permit de tenir.

- Je tiendrai VJL. Aussi longtemps que… NON !

L'orage commençait à venir, intensifiant la dynamique des vagues sur le bateau. A chaque seconde, les deux agents crurent lâcher, mais ils tinrent bon jusqu'à ce que l'Eagle 5 se pointe derrière eux, revenant à la charge.

- Merde ! fit KNW, à demi-déconcentré.
- Lâche-moi KNW, saute ta vie !
- Non ! insista ce dernier. Tu ne m'as pas poussé jusque là pour que je te laisse crever ici !

L'Alter Den pouffa de rire à l'intérieur de son appareil.

- C'est la fin ! ajouta-t-il en lançant une salve avec ses mitrailleuses.

Et ce qui devait se produire arriva. Une vague les submergea, forçant KNW à lâcher et partir en arrière pendant que VJL sombrait dans les profondeurs.

- Non ! VJL ! VJL ! hurla KNW en tentant de masquer les bruits infernaux autour de lui.

Un autre salve faillit lui détruire les jambes, mais une main agrippa son bras et le poussa fermement vers l'arrière, se cachant derrière une cheminée.

- Den ? Mais vous… commença KNW, déboussolé.
- Non moi c'est Kal. L'Alter Kal. Pas le temps d'expliquer, viens !

Était-ce bien l'Alter Kal ? Celui qu'ils avaient connu à l'époque du Pater ? Impossible… Il était pourtant bel et bien mort…

- Kal, mais comment… reprit-il en courant.
- On verra plus tard, viens ! Et vu que tu ne sais pas nager on va devoir utiliser un canot, il y a une île pas loin d'ici !

KNW comprit tout de suite la supercherie. Comment Kal pouvait-il savoir qu'il ne savait pas nager ? Jamais il ne lui avait dit. La seule personne qui était au courant ici, à part VJL, était ce ninja… C'était impensable, irrationnel… Et pourtant ça collait. Le ninja était donc l'Alter Kal ?

Ils furent secoués par une immense vague, et lorsqu'ils refirent surface au bout de quelques secondes, la moitié du navire était déjà engloutie. Ils tentèrent de résister une nouvelle fois mais furent attirés par le fond. Les abysses les appelaient, et il était impossible de résister.

- Pas facile… de nager avec… un bras en moins… gémit Toléco qui tentait de sauver sa vie, non loin d'ici.

L'Alter Den à bord de son avion de chasse contemplait les dégâts : à la surface ne restait plus que quelques fragments du navire d'approvisionnement, ainsi que quelques cadavres de gardes qui flottaient, noyés, ou mortellement touchés...

Voyant son désastre accompli, l'avion de chasse fit demi-tour et retourna vers l'île de Terona, laissant derrière lui un lieu de naufrage. L'orage s'éloigna, faisant place à un calme mortuaire. VJL finit par réapparaître à la surface et posa son torse sur une planche de bois.

Il reprit son souffle et tenta de se repérer dans cette mer déchaînée. Il aperçut une île au loin et entreprit de s'y rendre à la nage, usant de ses dernières forces. Ce n'était pas Terona et il le savait. Mais qu'importe, il devait coûte que coûte trouver refuge, il réfléchirait après.

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